Grotesque au poète - Photo Presse
Jerusalem - Al Quds, le 11 juin 2009.

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Une  artiste belge s’inspire dans ses dessins d’un recueil de contes populaires palestiniens

 Ramallah :

L’artiste belge Veronique van Eetvelde s’est inspirée dans ses œuvres d’art d’un livre consacré aux contes populaires palestiniens (Koul Ya Teir – II était plusieurs fois... » , publié en arabe, français et anglais.

 L’auteur  Sharif Kanaana qui a présenté dans son ouvrage un recueil de contes populaires « de grandes mères » – en arabe parlé –  a déclaré que les dessins rendent ces contes encore plus concrèts, plus réalistes, et je me félicite qu’une artiste européenne ait réalisé ces œuvres d’art,  inspirées de l’un des contes populaires « Abu Ali .. Im Ali »

 Lors de l’inauguration avant hier soir de l’exposition au Centre culturel franco-allemand à Ramallah, Kanaana a présenté un résumé du conte “Abu Ali .. Im Ali”, où Ali parait comme étant un homme de prestige dans son milieu,  alors qu’en fait il s’agit d’un  homme, simple, qui ne peut  rien faire sans l’aval de sa femme.

 «  La personnalité de Abu Ali,c’est celle d’un sage-idiot qui dit des choses sans réfléchir, mais qui portent  par après un certain sens, une certaine sagesse.  Abu Ali, représenté comme un sage homme assis devant le Palais du roi, réuni avec les princes, se croit assis autour d’une table à manger, faisant signe aux passants de s’approcher.  Voyant  Abu Ali appellant les passants de venir,  le chateau du roi s’écroule au moment où il  voit les foules sortir du palais ….

 Kanaana voit dans les tableaux de van Eetvelde une « concrétisation des Palestiniens  que ce soit dans le rues de la vieille ville – une expression de son sentiment et de sa  solidarité envers le peuple palestinien.

 L’artiste a rangé les dessins, objets du conte « Abu Ali .. Im Ali » - un recueil de contes et de situations amusantes  propres à ce personnage  imaginaire – de telle manière que certains  tableaux démontrent  Abu Ali , d’autres sa femme, et d’autres ses enfants -  – en plus du roi et des brigands, et en dessous des  tableaux portant des  textes y afférents, en arabe, en français, en anglais.

 L’exposition comprenait un nombre de tableaux artistiques, qui parle de la vie palestinienne de gens qui se promènent dans les rues, de la vie des nomades, et d’autres encore d’enfants – avec à côté des coupures des journaux palestiniens.

 Les tableaux étaient caractérisés par les couleurs jaune, vert, orange. 

«  Le jaune, disait Véronique, symbolise le désert palestinien et la pierre de Jérusalem.  Le vert, l’olivier.  L’orange, le sol palestinien – plus précisément le trajet entre Jérusalem et Jericho.

 «  J’ai lu l’histoire «  Abu Ali .. Im Ali « ; j’en ai été très impressionnée.  J’ai décidé de brosser mes tableaux pour vulgariser  la culture palestinienne et son histoire que l’Occident le plus souvent ignore ;  les medias ne  rapportent à l’Occident que  les informations  politiques.

 Véronique van Eetvelde souhaiterait emporter l’exposition vers l’Europe, après Ramallah, le 30 juillet 2009 et ce afin de relayer une image de la vie du peuple palestinien qu’elle a tant aimé au cours de son séjour ici pendant trois ans..